Podcasts - 31/10/2026
Podcast WinOrWin, épisode 6. François Timour, fondateur de WinOrWin, réseau de clubs d'affaires (club business) pour entrepreneurs, avec plus de 130 clubs et plus de 1 400 membres en France, né à Lyon, reçoit Sophie Laviéville, présidente du Comité Miss Grand Lyon, affilié à Miss France. Sophie n'est pas membre du réseau, mais elle fait partie de la famille : depuis le début, elle et les Miss du Comité Miss Grand Lyon accompagnent WinOrWin sur tous ses événements, galas et soirées blanches. Elle raconte son parcours, entre spectacle, radio et enseignement, dévoile les coulisses de l'élection de Miss Grand Lyon et présente Talentez-vous by SL, sa méthode pour révéler les talents de chacun.
Sophie Laviéville : « Je souhaite à tout le monde de trouver ce qui nous anime. Parce que quand on a trouvé ce qui nous anime, tout paraît facile et tout s'ouvre. »
Sophie Laviéville est présidente du Comité Miss Grand Lyon, affilié à Miss France. Ancienne première dauphine de Miss Rhône-Alpes, elle a travaillé dans la communication (radio, marketing), puis comme enseignante, avant de créer sa société d'accompagnement, Talentez-vous by SL. Elle enseigne aussi dans plusieurs écoles supérieures à Lyon. Sans être membre du réseau, elle accompagne avec ses Miss tous les événements de WinOrWin depuis le début, galas et soirées blanches compris.
Créer des spectacles. Petite fille très dynamique, « meneuse », elle reprenait les comédies musicales de Chantal Goya ou d'Émilie Jolie, réécrivait les paroles et déguisait ses voisins et ses copains pour monter ses propres spectacles. Élevée par un père cultivé et « matheux » qui la challengeait sans cesse, elle a aussi grandi avec la danse et la musique.
Très bonne élève, Sophie a choisi les études plutôt qu'une carrière dans le spectacle : une maîtrise en information et communication, une licence en sciences de l'éducation, puis un master. Elle a commencé à la radio comme chargée de communication, puis a été responsable marketing dans une entreprise d'assurance. Elle s'est ensuite tournée vers l'enseignement, notamment pour mieux comprendre et accompagner sa fille, et a enseigné plusieurs années en primaire.
Sans entrer dans les détails, Sophie évoque un moment très dur, lié à une trahison, qui lui a appris à être plus méfiante. Son message : il faut accepter de douter. « C'est le doute qui fait avancer », dit-elle : quand on doute, on réfléchit, on analyse et on envisage plusieurs options. Son plus beau moment ? Ses trois enfants, et la transmission, qu'elle a découverte comme le fil rouge de tout son parcours.
À 20 ans, première dauphine de Miss Rhône-Alpes, elle est allée voir le maire de sa commune pour y organiser une élection de Miss. Elle a ensuite rejoint le comité Miss Rhône-Alpes, dont elle a créé les chorégraphies pendant une dizaine d'années, avant de mettre cette activité entre parenthèses pour sa famille et sa carrière. Il y a un peu plus de 5 ans, un ami de fac qui présentait les élections lui a proposé de devenir vice-présidente du comité Miss Grand Lyon. Moins d'un an plus tard, elle en devenait présidente.
Sophie a construit une équipe autour de valeurs fortes, dont l'engagement, la proximité, le savoir-être et l'accompagnement. Ces valeurs guident la communication du comité et le choix de ses partenaires, avec une ambition : mettre en lumière la ville de Lyon. « Ce qui nous intéresse, c'est d'avoir des belles personnes, mais des belles profondément. »
Le comité reçoit environ 150 candidatures par an via son site internet. Les critères Miss France s'appliquent (18 ans et 1,70 m minimum), mais le comité regarde surtout les valeurs. Les étapes :
La prochaine élection de Miss Grand Lyon aura lieu le 20 février, au Radiant, à Caluire.
Le comité accompagne six jeunes femmes toute l'année : la Miss et ses dauphines. « Tous ensemble, on va plus loin », explique Sophie. Elles bénéficient de coachings, notamment à la prise de parole en public, et participent à de nombreux événements. La Miss et sa première dauphine vont ensuite à l'élection de Miss Rhône, puis, selon les résultats, à Miss Rhône-Alpes et jusqu'à Miss France. Cette année, Julia a été élue Miss Rhône-Alpes et participera à l'élection de Miss France le 12 décembre.
Pour Sophie, les galas WinOrWin sont une vraie ouverture pour ses Miss : des lieux emblématiques de Lyon, comme chez Bocuse, un accueil chaleureux, des défilés, et surtout des rencontres avec des chefs d'entreprise qui ont réussi dans leur domaine, ou qui ont traversé des difficultés. « C'est toujours passionnant de pouvoir échanger et d'apprendre sur leur parcours. Pour elles, c'est un bel exemple. » Prochain rendez-vous : le gala de fin d'année WinOrWin, le mercredi 2 décembre au Château de Lacroix-Laval.
Talentez-vous by SL est la société d'accompagnement créée par Sophie Laviéville. Son idée : chaque personne a des talents, qu'il s'agisse de prendre la parole, de cuisiner ou de jardiner, et chaque talent permet de développer des compétences. Grâce à son expérience d'enseignante, elle construit des séquences d'apprentissage, par exemple sur cinq séances, pour des particuliers ou des groupes en entreprise. La première séance sert à découvrir la personne, puis à identifier ses talents et surtout ses valeurs.
« Dans la vie, que ce soit dans le domaine professionnel ou personnel, le plus important, ce sont nos valeurs. » Selon Sophie, on se trompe quand on s'adapte à l'autre pour plaire, en amitié, en amour comme en entreprise. Choisir des personnes qui partagent nos valeurs, c'est se mettre dans la construction. Elle aide aussi à repérer les relations toxiques, qui savent trouver nos failles.
Des hommes comme des femmes, même si ce sont surtout des femmes qui viennent spontanément la voir : des personnes en reconversion professionnelle, ou en reconversion de vie. Elle a développé une méthode de 77 pages pour « prendre sa place », faite d'exercices concrets à pratiquer marche par marche, et prévoit d'en faire un livre.
Pour découvrir Talentez-vous by SL : le site talentezvousbysl.com et l'Instagram de Sophie @sophie_lavieville.
Sophie Laviéville est la présidente du Comité Miss Grand Lyon, affilié à Miss France, et la fondatrice de Talentez-vous by SL, une société d'accompagnement qui aide chacun à révéler ses talents et ses valeurs. Ancienne enseignante, elle intervient aussi dans des écoles supérieures à Lyon.
Les candidatures se font sur le site du comité. Il faut avoir au moins 18 ans et mesurer au moins 1,70 m, selon les critères Miss France. Après un premier casting aux Galeries Lafayette, une vidéo et un dernier casting en janvier, les candidates retenues préparent l'élection, prévue le 20 février au Radiant, à Caluire.
Sophie Laviéville n'est pas membre de WinOrWin, mais depuis le début, elle et les Miss du Comité Miss Grand Lyon accompagnent tous les événements du réseau, galas et soirées blanches. Elles y rencontrent des chefs d'entreprise lyonnais, et participent à l'accueil et aux défilés.
Le podcast est animé par François Timour, fondateur de WinOrWin. Il reçoit des entrepreneurs du réseau et des acteurs du territoire. Retrouvez aussi l'épisode 1 avec Christophe Lopez, l'épisode 2 avec Léo&Go, l'épisode 3 avec Stéphane Brunet, l'épisode 4 avec Johanna Benedetti et l'épisode 5 avec Jordan Terrier.
WinOrWin est un réseau d'affaires indépendant et français de plus de 130 clubs et plus de 1 400 membres en France, né à Lyon. Ses clubs réunissent des entrepreneurs, artisans, commerçants et professions libérales qui échangent des recommandations d'affaires et s'entraident. Le réseau organise aussi des événements, comme son gala de fin d'année. Pour découvrir un club, on peut assister à une matinale en tant qu'invité.
Vous voulez rencontrer des chefs d'entreprise à Lyon et partager nos prochains événements ? Découvrez le club WinOrWin le plus proche de chez vous et venez assister à une réunion en tant qu'invité.
Transcription éditée pour la lecture (hésitations et répétitions retirées, passages resserrés).
François Timour : Bonjour Sophie. Merci d'être présente pour notre podcast « Le cœur des winners ». D'habitude, on fait venir des winners qui nous racontent leur vie, mais on reçoit aussi des personnalités qui nous accompagnent. Toi, tu es présente depuis des années sur nos galas WinOrWin. Tu es présidente du comité Miss Grand Lyon, et tu as plein de cordes à ton arc. Je suis très honoré d'être avec toi. Je te laisse te présenter.
Sophie Laviéville : Le plaisir est partagé, merci de ton invitation. Je suis Sophie Laviéville, présidente du comité Miss Grand Lyon, affilié à Miss France, et j'ai également créé ma société, Talentez-vous by SL.
François : Tu es une femme assez exceptionnelle avec tout ton parcours. J'aimerais revenir sur la petite fille que tu étais. C'était quoi, tes rêves d'enfant ?
Sophie : J'étais une petite fille très dynamique, qui imaginait beaucoup de choses. J'aimais entraîner les copains et les copines dans plein d'activités. Je jouais beaucoup au foot avec mes voisins et mon cousin. J'ai toujours été meneuse. Je pense que ça vient de mon éducation : mon père m'a toujours transmis l'idée que je devais être forte, faire des grandes études, me challenger tout le temps. Même en voiture, on comptait les voitures et on repérait les départements sur les plaques d'immatriculation. Mon père était très cultivé et très matheux : au supermarché, on calculait le montant des courses pour voir qui ne se trompait pas à la caisse. Et j'adorais créer. Je regardais beaucoup les comédies musicales de Chantal Goya, Émilie Jolie… À 8 ans, je recréais ma propre comédie musicale à partir des musiques, je changeais les paroles et je déguisais mes voisins et mes copains. Mon grand rêve de petite fille, c'était de créer des spectacles.
François : Magnifique. Tu as des frères et sœurs ?
Sophie : J'ai un frère, qui est mon inverse : très calme.
François : Quand tu étais enfant ou adolescente, est-ce que quelque chose t'a marquée, qui t'a fait dire « c'est peut-être ça que j'ai envie de faire » ?
Sophie : J'avais plein d'influences. Les personnes de mon âge vont se reconnaître : je suivais le Top 50 avec assiduité, et ma grand-mère m'achetait tous les 45 tours. J'ai toujours été attirée par la musique et la danse. J'ai beaucoup dansé, dans plein de spectacles différents.
François : Tu aurais pu en faire une carrière ?
Sophie : Ce n'était pas dans mon idée, parce qu'à côté, j'étais très bonne élève et j'avais envie d'apprendre encore plus à l'école. J'étais entre les deux. Aujourd'hui, le monde a changé, on peut tout faire. Mais avant, on était dans des cases, et on s'empêchait d'être soi. Je pense que j'étais une artiste, mais comme j'étais aussi une très bonne élève, je suis rentrée dans les cases : j'ai passé mon bac, je suis allée à l'université, j'ai fait une maîtrise en information et communication, une licence en sciences de l'éducation, puis un master.
François : Tu es une créative, mais aussi quelqu'un de très cadré ?
Sophie : Très cadrée, très matheuse aussi. C'est pour ça que je ne me suis jamais mise dans des cases, ni dans des groupes d'amis qui aimaient tous la même chose. Je m'intéresse à toutes les personnes. Je suis admirative des plombiers, des cuisiniers, autant que d'un chirurgien. Mes amis viennent de tous horizons. J'ai horreur qu'on me coince dans une case.
François : Je suis complètement d'accord avec toi là-dessus.
François : Et ton premier métier, une fois diplômée ?
Sophie : J'ai eu plein de métiers différents. J'ai commencé dans la communication, à la radio, comme chargée de communication. J'aimais beaucoup ce métier. Ensuite, j'ai été responsable marketing dans une entreprise d'assurance, rien à voir. Puis ma vie personnelle m'a tournée vers l'enseignement, notamment pour l'une de mes filles, qui demandait beaucoup d'attention. J'avais besoin de savoir comment le cerveau fonctionnait. Dans ma classe, j'essayais de mettre en place plein de pédagogies différentes pour m'adapter à tous les élèves, y compris ceux qui avaient des troubles comme la dyslexie. C'était passionnant. À côté, je m'occupais aussi de la société de mon ex-conjoint, avec trois enfants.
François : Ce n'était pas trop difficile ?
Sophie : J'étais en mode warrior. Les journées commençaient à 6 heures et se terminaient à 23 heures, quand aucun des enfants n'était malade dans la nuit. Mais je remercie la vie tous les jours. Quand je me lève le matin, quoi qu'il en soit, je suis vivante et je suis heureuse de vivre. J'aime la vie, j'aime avancer, j'aime apprendre. Ce n'est pas de l'énergie, c'est ce qui m'anime. Si un jour je reste un dimanche sur un canapé, c'est que j'ai 42 de fièvre !
Sophie : Dans la vie, il faut prendre les choses au mieux. On vit tous des moments difficiles. J'en ai vécu des extrêmement difficiles, mais je me suis dit : ce n'est pas grave, c'est pour apprendre.
François : Justement, quel a été le moment le plus difficile de ta vie, si tu as envie d'en parler, et le plus merveilleux ?
Sophie : Le plus difficile, je n'ai pas forcément envie d'en parler, mais c'est un moment où j'ai cru que j'allais mourir. Et j'ai appris qu'il fallait que je sois beaucoup plus méfiante. Je suis quelqu'un qui donne beaucoup, je suis bienveillante, je n'ai jamais trahi qui que ce soit, et je pensais que tout le monde était comme ça avec moi. Malheureusement, ce n'est pas le cas. C'est difficile, mais ça m'a permis d'apprendre à me méfier.
François : Si je devais mettre un mot, c'est la trahison qui t'a fait le plus mal ?
Sophie : Oui. Et surtout les répercussions que ça a eues sur le reste de ma vie.
François : C'est un message qu'il faut faire passer aux gens : il ne faut pas lâcher, il faut aller chercher au plus profond de soi.
Sophie : Des fois, on a quand même envie de lâcher, il faut le dire. Il ne faut pas faire croire qu'on est des superwomen ou des supermen. C'est quand on touche le fond qu'on peut remonter. Aujourd'hui encore, il y a des jours où je doute : est-ce que je vais y arriver, est-ce que c'est la bonne stratégie, est-ce que j'ai eu raison de prendre telle décision ? Mais c'est le doute qui fait avancer. Quand on doute, on réfléchit, on analyse les situations, on envisage différentes options pour arriver à son but. C'est là qu'on grandit.
Sophie : Pour reprendre ta question, le plus beau, ce sont mes enfants. Je ne sais pas si on peut vivre quelque chose de plus beau. Et à travers eux, ce que j'apprécie le plus, c'est la transmission. Passé 50 ans, on sait qui on est, et j'ai découvert que tout mon parcours était tourné vers la transmission. J'aime aider les autres. Ce n'est pas le matériel qui m'apporte du bonheur : j'ai eu une jolie maison avec une piscine, je m'en suis délestée. Ce qui me rend heureuse, ce sont les rencontres, partager un moment comme celui-ci avec toi, ou avec mes amis.
François : Revenons à ton métier d'enseignante. Raconte-nous.
Sophie : Ce qui m'animait, c'était la transmission, sans m'en rendre compte. Certains enfants arrivent en classe échaudés, par certains enseignants ou par leur vie en général. Les voir grandir de septembre à la fin de l'année, voir tous leurs progrès quand on met en place des stratégies à partir de ce qu'ils sont, de leurs compétences, et les rendre un peu plus heureux, c'est passionnant. En CM1, une année, on a créé une comédie musicale, et à partir d'elle, je travaillais les maths, le français, la musique, l'histoire : tout était lié. L'année suivante, j'ai fait la même chose avec la cuisine. On est allés manger chez Georges Blanc, on a visité des musées sur la nourriture, les enfants cuisinaient toute l'année, et à la fin, on a reçu les parents comme des restaurateurs.
François : C'était ton idée ?
Sophie : Oui. Aujourd'hui, ces enfants sont devenus grands. Quand je les croise dans la rue et que j'entends « Madame Laviéville ! », ils me disent qu'ils ont été heureux de travailler de cette manière. Une fois, chez Vatel, une jeune fille m'a dit qu'elle avait choisi cette orientation grâce à la cuisine qu'on avait faite ensemble. C'est un beau cadeau. C'est là que j'ai compris que la transmission était pour moi le plus important. Je souhaite à tout le monde de trouver ce qui nous anime. Parce que quand on a trouvé ce qui nous anime, tout paraît facile et tout s'ouvre.
François : À quel moment te retrouves-tu dans le parcours des Miss, de Miss Grand Lyon ?
Sophie : Il y a très longtemps, j'étais Miss moi-même : première dauphine de Miss Rhône-Alpes. J'aurais pu me représenter l'année d'après, mais j'avais 20 ans et j'ai eu l'idée d'aller voir le maire de ma commune. J'ai pris rendez-vous toute seule et je lui ai dit : « Je suis première dauphine de Miss Rhône-Alpes, et j'aimerais organiser une élection de Miss dans la commune. » Il m'a confiée au comité des fêtes, et on a organisé la première élection, dont la gagnante participait à Miss Rhône-Alpes l'année suivante. Petit à petit, j'ai fait partie du comité Miss Rhône-Alpes. Comme j'étais danseuse, je créais toutes les chorégraphies et je m'occupais de la construction du spectacle de toutes les élections dans la région. Au bout d'une dizaine d'années, avec mes enfants et ma carrière, c'était trop compliqué, et j'ai complètement laissé tomber, au point de ne plus regarder Miss France à la télé.
Sophie : Et puis il y a un peu plus de 5 ans, un ami avec qui j'étais à la fac, et qui présentait les élections, m'a proposé de devenir sa vice-présidente. Moins d'un an après, je suis devenue présidente, parce que c'était finalement moi qui gérais le comité. J'ai créé une vraie équipe avec de vraies valeurs. Je ne voulais pas d'un comité de Miss « paillettes », mais de quelque chose de plus profond, de très engagé : l'engagement, la proximité, le savoir-être, l'accompagnement… Toute notre communication et tous nos partenaires sont choisis à partir de ces valeurs. Pour nous, c'est une évidence de mettre en lumière la ville de Lyon.
François : Comment se passe l'élection d'une Miss ?
Sophie : Les candidates s'inscrivent sur notre site internet. On reçoit en général 150 candidatures chaque année. On en convoque 50 aux Galeries Lafayette, notre partenaire. Elles se présentent pendant une minute devant un jury composé de membres du comité et d'un ou deux partenaires, 5 ou 6 personnes, pas plus. On en choisit 25.
François : Sur quels critères ?
Sophie : Il y a les critères obligatoires de Miss France : 1,70 m minimum, 18 ans. Mais notre critère à nous n'est pas forcément physique. Ce qui nous intéresse, c'est d'avoir des belles personnes, mais des belles profondément, avec des valeurs. Et on arrive à le déterminer assez rapidement. Le soir même, on demande aux 25 retenues de répondre en un jour et demi à 4 questions dans une vidéo de 2 minutes. Après avoir visionné les vidéos, on en élimine 5 ou 6, selon nos besoins. Les dernières sont convoquées début janvier pour un dernier casting : un exposé de 7 minutes sur une personnalité, et des jeux de cohésion. On voit tout de suite celles qui prennent le lead, et celles qui écrasent les autres. L'exposé nous permet d'entendre leur vocabulaire, parce qu'on cherche des jeunes femmes capables de s'exprimer en public et de converser lors d'un événement.
Sophie : Pendant un an, on les accompagne, avec des coachs qui leur apprennent notamment à s'exprimer à l'oral de manière très stratégique. Une fois nos 14 candidates choisies, on sort partout sur Lyon pendant un mois et demi, et on répète tous les week-ends. La prochaine élection de Miss Grand Lyon aura lieu le 20 février, au Radiant, à Caluire. Ensuite, il y a Miss Grand Lyon et ses dauphines, parce que pour moi, c'est important : tous ensemble, on va plus loin. Une Miss plaît à un jury, mais avec un autre jury, ça aurait pu être une autre jeune femme. C'est très subjectif. Le groupe est important : elles s'apportent des choses, elles s'observent. Il y a une certaine concurrence, mais il faut se tirer vers le haut et apprécier les qualités des autres.
François : Tu es restée en relation avec d'anciennes Miss ?
Sophie : Bien sûr. Certaines adhèrent à nos valeurs, d'autres non, comme dans une entreprise. Ce qui est extraordinaire, c'est la relation qu'on garde avec d'anciennes Miss : on a l'impression d'avoir créé une vraie famille.
François : Ça se ressent. Chaque fois que je t'ai vue avec les Miss, j'ai senti un vrai accompagnement. Tu es un peu la grande sœur.
Sophie : On les aime, c'est sincère. C'est beaucoup d'amour.
François : Vous en gardez combien ?
Sophie : Six, qu'on coache toute l'année et qu'on emmène d'abord à l'élection de Miss Rhône. Miss Rhône et sa première dauphine participent ensuite à l'élection de Miss Rhône-Alpes. Cette année, Julia a été élue Miss Rhône-Alpes, on a de la chance, donc on continue de la coacher. Elle participera à l'élection de Miss France le 12 décembre.
François : Et avec le comité Miss France, comment ça marche ?
Sophie : On a assez peu de contacts. On communique lors des grandes élections régionales, mais les comités sont très indépendants. On respecte la charte Miss France, le logo, les critères de sélection, et à partir de là, on est très indépendants dans notre manière de fonctionner, tant qu'on reste dans les règles.
François : Et une élection de Mister, c'est pour quand ?
Sophie : La société Miss France est séparée des élections de Mister, ça fait partie des règles. Pour l'instant, on n'en organise pas : ça prend déjà tellement de temps avec les filles !
François : Il y a eu une belle rencontre entre nous, et je souhaite encore te remercier. Comment as-tu ressenti le monde de WinOrWin la première fois que tu es arrivée sur nos galas, que ce soit chez Bocuse ou ailleurs ?
Sophie : J'ai d'abord beaucoup aimé les lieux. Vous nous avez toujours accueillies dans des lieux majestueux, emblématiques de Lyon, et ça met tout de suite le cadre. Les filles sont un peu impressionnées : ce n'est pas tout le monde qui a l'occasion d'aller chez Bocuse ! Ce qu'on vit est exceptionnel, et je te remercie de l'invitation, parce que c'est une ouverture sur ce qui représente Lyon. On a toujours été très bien accueillies, on a pu faire des défilés, les filles se sentaient à l'aise. Et on a rencontré des chefs d'entreprise qui ont percé dans leur domaine. C'est toujours passionnant d'échanger et d'apprendre sur leur parcours. Pour elles, c'est un bel exemple : voir des chefs d'entreprise qui réussissent, ou qui galèrent. C'est la vie.
François : On se donne rendez-vous cette année le mercredi 2 décembre au Château de Lacroix-Laval.
François : Tout ton parcours t'a amenée à ce que tu fais aujourd'hui. Quand je t'ai vue sur les réseaux, ça ne m'a pas étonné : ça te représente tellement.
Sophie : J'ai créé une société qui s'appelle Talentez-vous. Rien que le nom est révélateur. On ne va pas faire The Voice, ce n'est pas le but ! Je suis persuadée que chaque personne a des talents, quels qu'ils soient : savoir prendre la parole, cuisiner, jardiner… L'idée, c'est de réveiller le talent que vous avez en vous. J'ai une vraie méthode, parce que chaque talent permet de développer des compétences. Comme j'ai été enseignante, je sais créer des séquences d'apprentissage pour arriver à un objectif. Je travaille en entreprise avec des groupes ou avec des personnes individuelles, par exemple sur cinq séances.
François : Lors de la première séance, tu les fais parler, et avec ta perception des choses, tu ressens ce qu'il faut travailler ?
Sophie : C'est un peu ça. En première séance, j'essaie de découvrir qui est la personne à travers différentes questions. Ensuite, le but est de trouver son talent, mais surtout ses valeurs. Je l'explique aussi à mes élèves, puisque j'enseigne maintenant dans plusieurs écoles supérieures à Lyon : dans la vie professionnelle comme personnelle, le plus important, ce sont nos valeurs. Quand on ne les connaît pas, on se trompe. En amitié ou en amour, on cherche à plaire, à s'adapter à l'autre, et au bout de deux ou trois ans, tout s'étiole. Ce n'est pas une histoire de sentiments, c'est une histoire de valeurs. Si on choisit des personnes qui ont les mêmes valeurs que nous, on est dans la construction. Et c'est pareil quand on choisit une entreprise, ou qu'une entreprise nous choisit.
François : Malheureusement, il y a aussi des personnes qui peuvent altérer ces valeurs. On peut avoir des relations toxiques, et se retrouver en souffrance parce qu'on est aveuglé.
Sophie : J'ai moi-même rencontré pas mal de personnes toxiques, et elles ont souvent les mêmes caractéristiques. Elles savent trouver notre faille et s'y engouffrer. Le but, c'est surtout de se protéger. Et si les valeurs sont là, on se retrouve.
François : Mais on a besoin d'aide.
Sophie : C'est là que je peux intervenir. Il ne faut pas oublier d'où on vient. Quand on retourne à d'où vient la personne, elle arrive à retrouver qui elle est. Et quand elle se retrouve elle-même, tout s'ouvre.
François : Tu aides aussi des personnes en reconversion ?
Sophie : Beaucoup de femmes en reconversion. Normalement, j'accompagne aussi bien les hommes que les femmes, mais spontanément, ce sont plutôt des femmes qui viennent me voir. Peut-être parce que je suis une femme, ou parce que les femmes ont besoin de se confier. Il faut peut-être encore libérer la parole des hommes.
François : C'est dommage, parce que l'homme a autant besoin de parler.
Sophie : Bien sûr. Donc le message, c'est : messieurs, je suis là pour vous également ! J'accompagne des reconversions professionnelles, mais aussi des reconversions de vie, après un divorce par exemple. Ce sont des parcours de vie. Moi-même, j'ai eu un parcours très riche qui m'a permis d'acquérir toutes les compétences que j'ai aujourd'hui. Quand on a un problème, on cherche une solution, et c'est comme ça que les connexions se font dans le cerveau.
François : Je pense que tu es la personne parfaite pour aider ces femmes, ces hommes, ces entrepreneurs.
Sophie : Ça me rend heureuse, j'adore ce que je fais.
Sophie : J'ai créé une vraie méthode, très précise, de 77 pages, pour prendre sa place.
François : Tu en as fait un livre ?
Sophie : C'est prévu, bientôt. La méthode repose sur des exercices concrets. C'est comme gravir une montagne : on y va marche par marche, petit à petit, et ces petits exercices de tous les jours permettent de gagner en confiance. Hier soir, j'ai animé un atelier avec des femmes, une soirée très conviviale. À la fin, elles se sentaient mieux, et elles m'ont demandé qu'on se retrouve dans un mois. C'est très valorisant.
François : Merci infiniment, c'était très enrichissant. Si on veut faire appel à toi, comment ça marche ?
Sophie : On peut m'envoyer un message sur Instagram ou sur LinkedIn, à mon nom, Sophie Laviéville. J'ai aussi un site internet, Talentez-vous by SL, avec mes coordonnées : on peut m'envoyer un mail ou me téléphoner.
François : Merci énormément, Sophie. Si vous voulez contacter Sophie, n'hésitez pas.
Sophie : Merci à toi, François.